Bye, bye Temuco

Il y a des especes de rapaces ici qui ne craignent pas l’homme. Ils ont toujours un air un peu sale, surtout en ville. Ils sont plus grands que les pigeons et plus petits que les buses et hauts sur pattes, carrément svelts. Ce matin il y avait un couple sur le parkingdu Terminal de bus de Temuco. Ils se promenaient tranquillement entre les bagages et les bus gares, comme chez nous les pigeons. Etonnant.

Je ne crois pas que j’aurai vu plus de ce volcan aujourd’hui que hier. Le temps s’est vite couvert apres un levee de jour splendidement bleu et ensoleille. Il fait meme un peu frisquet. Normal, plus que nous irons vers le Sur, plus qu’il fera froid. Depuis notre depart de Temuco, nous roullons sur une sorte de plateau, assez plane, avec aux deux abords les collines du pied des Andes. On y cultive le bois un peu comme en France les pins, des forets interminables de troncs droits et hauts, serres en lignes, avec une touffe de feuilles a la cime. Comme les pins, quoi, dans les Landes Girondines. Seulement ici ce ne sont pas des pins, ce sont des eucalyptus, mais c’est pareil.

Ces forets sont regulierement entrecoupés par des larges fleuves, peu profrondes, et de prés planes, où broute le bovin. Ici, là, une ferme, une scierie. Malgré le fait qu’on m’a assuré qu’il n’y a plus de trafic ferroviaire, j’ai aperçu à plussieurs occasions des sections de voie en état et recemment entretenus. Nous quittons de temps à autre l’autoroute pour déservir des petites villes, conçues avec de s bungalows à une étage maximum, en bois et des toitures en tole ondulée. Cà a l’air un peu vieux, très rustique avec des jardins soignés. Des réserves d’eau sur pilotis font mine de chateaux d’eau. Nous quittons l’autoroute pour un détour par Valdivia, au bord du Pacifique. Nous croisons encore une fois ce chemin de fer et nous plongeons par une petite route goudronnée dans les collines vers la côte, vers l’océan. A ce moment même la route passe entre des plaines marécageuses avec des taillis délavés par l’eau de la mer, qui inonde régulierement tout ce bras, route inclue, sans pour autant en interdire le passage m’a-t-on assuré. Dans l’étendu plane j’ai vu paître des cheveaux. C’est drole de s’immaginer que toute cette terre se trouve sous l’eau, c’est immense.

A bord du bus, il y a deux ou trois employés. Un “chofer” ne peut pas dépasser cinq heures de conduite continue, alors ils se remplacent entre eux, font une petite somme, s’occupent de l’accueil des passagers et des controles des billets. Ils manipulent les bagages et tiennent le vehicule propre et en état. Avec autant de personel, il n’y a pas de violence ou d’autres ennuis à bord. Un signal sonor avertit immédiatement le conducteur quand il dépasse les limites de vitesse. Le Centre de Controle peut en direct reçevoir les données sur les heures de conduite, les excès de vitesse, etc. par intermédiaire du système de navigation G.P.S. Peut être une idée à suivre, pour se débarrasser des radars aux bords des routes en France.

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